Six ans sans exercer ne signifient pas six ans à effacer. Reprendre son activité infirmière doit être accompagné.

La loi du 27 juin 2025 prévoit qu’après plus de six années d’interruption, un infirmier souhaitant reprendre son exercice peut procéder à une évaluation de ses compétences. Des mesures d’accompagnement ou de formation adaptées peuvent ensuite lui être proposées. Le Conseil National Professionnel Infirmier (CNPI) publie sa contribution au futur décret d’application.

Notre position repose sur un principe : garantir la qualité et la sécurité des soins tout en facilitant le retour à l’exercice de professionnels expérimentés. Il ne s’agit ni de refaire le diplôme d’État, ni de considérer qu’une interruption prolongée équivaut à une insuffisance professionnelle. Il faut partir du parcours réel de chaque infirmier : expérience antérieure, durée d’exercice, formations suivies, compétences acquises pendant l’interruption et secteur dans lequel il souhaite reprendre.

Le CNPI propose notamment :
➡️ un référentiel national de reprise d’activité infirmière ;
➡️ une évaluation individualisée et proportionnée ;
➡️ des réponses adaptées aux besoins : formation ciblée, simulation, ateliers techniques, tutorat ou pratique professionnelle accompagnée ;
➡️ une articulation avec le DPC et la certification périodique.

Les Conseils Nationaux Professionnels doivent avoir une place clairement reconnue dans le décret : non pour décider individuellement qui peut exercer (cela relève de l’Ordre), mais comme référents scientifiques et professionnels, chargés d’élaborer les recommandations et d’orienter vers les modalités de formation pertinentes.

L’enjeu est de trouver le bon équilibre : sécurité des soins, proportionnalité des exigences et facilitation du retour à l’exercice.

Le CNPI est prêt à construire avec les pouvoirs publics le référentiel national nécessaire à cette reprise d’activité.

La contribution du CNPI est en téléchargement ci-dessous

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